Militaires

Le Groupement de recrutement de la Légion étrangère(GRLE) se différencie au sein de l’armée de Terre. Avec un dispositif de recrutement particulier, le GRLE est basé au Fort de Nogent. Celui-ci a pour objectif d’appliquer la politique de recrutement de la Légion étrangère, mais aussi, de gérer les entretiens avec les candidats.

La Légion étrangère, un dispositif de recrutement particulier

La Légion étrangère dispose d’un recrutement encadré et bien précis. Lors du recrutement, les candidats commencent leur parcours au Poste d’Information de la Légion étrangère(PILE), puis ils passent par un des deux Centres de Présélection (CP) qui se situent à Nogent et à Aubagne), pour terminer au Centre de Sélection et d’Incorporation (CSI) d’Aubagne. Lors de cette étape ultime, la phase finale de sélection est mise en œuvre. Ce dispositif de recrutement décentralisé a pour ambition de promouvoir la Légion étrangère auprès de la population française, et de manifester l’importance sa présence sur le territoire national.

L’affirmation de la singularité de la Légion et le déploiement d’une stratégie de recrutement à travers l’Hexagone viennent témoigner le besoin de recruter des jeunes motivés. Si son appellation peut prêter à confusion, la Légion étrangère n’envoie pas des recruteurs au-delà des frontières de la France. S’il était possible autrefois d’intégrer la Légion étrangère en se rapprochant d’une Mairie ou d’une gendarmerie locale, ce n’est plus le cas depuis 1933. Après plus d’un siècle après sa création, la Légion gère entièrement le dispositif de recrutements à travers la France.

D’autres évolutions ont notamment marqué son évolution, comme l’emménagement du dépôt au sein du Fort mythique « Saint Nicolas » à Marseille en 1941, le rapatriement de la Légion vers Aubagne vingt ans plus tard, la multiplication de postes d’information en 1975, ainsi que le lancement d’un service de communication autour du recrutement. En 2018, un poste a vu le jour à Tahiti afin de soutenir l’engagement d’un vivier de nationalité française. Complexe et flexible, le dispositif de recrutement de la Légion étrangère a pour ambition de prendre part à l’histoire de la France.

Une sélection à la fois rude et exigeante

Recruter un légionnaire dans l’armée n’est pas anodin. Il s’agit d’une tâche sensible et difficile pour un recruteur de la Légion étrangère. Les candidats doivent savoir sur le bout des doigts les valeurs de l’institution, qu’ils s’engagent à servir tout au long de leur carrière dans l’armée. Résolument ancrés dans l’époque actuelle, les candidats sont passés au crible lors des entretiens. Différentes situations peuvent pousser les jeunes à s’engager dans l’armée.

Certains sont motivés à protéger et à défendre les couleurs du pays, d’autres sont déçus de la vie et ressente un besoin d’être utile. Dans tous les cas, les recruteurs de la Légion étrangère doivent être en mesure d’analyser avec discernement quel candidat sera un bon légionnaire. Les candidats d’aujourd’hui seront peut-être les héros de demain, les futurs chefs de groupe et de section, les officiers ou les adjudants d’unité de cette troupe, qui comptabilise 40 000 légionnaires tombés au Champ d’Honneur depuis sa naissance.

Les salaires de la Légion étrangère

Lorsqu’un légionnaire débute et jusqu’au grade de caporal inclus (soit 2 à 4 ans), le candidat est nourri et logé gratuitement.

Salaire initial et conditions :

  • Salaire net de départ : 1280 € par mois, hors déduction mutuelle.
  • Congés : 45 jours ouvrables par an.

À ces primes, s’ajoutent également plusieurs indemnités compensatoires dans les cas suivants :

  • Entraînements réalisés sur le terrain ;
  • Réalisation de missions à l’étranger ;
  • Prime « TAP » pour le régiment parachutiste.

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