Vous êtes étudiant en situation de handicap et vous vous demandez s’il existe des aides financières pour vous accompagner dans vos études ? Sachez que de nombreuses allocations, bourses spécifiques et aides financières sont accessibles pour couvrir les frais supplémentaires liés à votre situation, comme l’AAH, l’AEEH ou la PCH. Découvrez les critères d’éligibilité, les démarches concrètes et les possibilités de cumul de ces aides pour optimiser votre financement sans complexité administrative.
Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)
L’AEEH est une aide financière pour les familles d’étudiants en situation de handicap de moins de 20 ans. Elle vise à compenser les dépenses liées à leur éducation ou soins médicaux. Cette allocation spécifique n’impose pas de conditions de ressources et peut être cumulée avec d’autres aides.
Pour en bénéficier, l’étudiant handicapé doit présenter un taux d’incapacité d’au moins 50 %, évalué par la MDPH. Un taux supérieur à 80 % permet une attribution automatique. Le jeune doit résider en France de manière stable, sans conditions de situation familiale précises.
La demande s’effectue auprès de la MDPH avec un formulaire et un certificat médical récent. Le montant de base est de 151,80 € par mois (au 1er avril 2025), avec des compléments possibles selon le niveau d’incapacité. Cette allocation spécifique peut être versée jusqu’aux 20 ans de l’étudiant.
Allocation aux adultes handicapés (AAH)
L’AAH est un revenu minimum social pour les étudiants en situation de handicap âgés de plus de 20 ans. Elle garantit un niveau de ressources minimum aux personnes dont le taux d’incapacité permanente est d’au moins 50 %. Les étudiants peuvent en bénéficier s’ils prouvent qu’ils ne peuvent exercer une activité professionnelle à temps plein.
| Critère | Détails | Conditions / Montants |
|---|---|---|
| Taux d’incapacité | Minimum requis | 80 % ou 50-79 % avec restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi |
| Plafonds de ressources annuelles | Personne seule | 12 400 € |
| Couple | 22 444 € | |
| Par enfant à charge | +6 200 € | |
| Montant maximal | AAH à taux plein (personne seule sans autres revenus) | 1 016,05 € par mois |
| Calcul du montant selon l’emploi | En Ésat | Calculé selon les revenus d’activité (revenus N-2) |
| En milieu ordinaire | Calculé selon les revenus d’activité (déclaration trimestrielle) | |
| Durée d’attribution | Taux d’incapacité ≥ 80 % | 1 à 10 ans ou à vie si le handicap est irréversible |
| Taux d’incapacité 50-79 % | 1 à 2 ans, ou jusqu’à 5 ans si le handicap est stable | |
| Âge minimum | Âge requis pour bénéficier de l’AAH | 20 ans (ou dès 16 ans si l’enfant n’est plus à charge pour les prestations familiales) |
| Conditions de résidence | Résidence en France | Résider en France métropolitaine ou DOM-TOM pour les Français ; plus de 3 mois pour les étrangers (sauf s’ils travaillent) |
L’AAH est cumulable avec des aides complémentaires. La PCH couvre les frais liés au handicap, tandis que la bourse sur critères sociaux du CROUS n’affecte pas le montant de l’allocation. Elle est également cumulable avec des aides pour un logement étudiant. Les revenus professionnels réduisent le montant versé selon la règle du “euro pour euro”.
Pour obtenir l’AAH, il faut déposer un dossier à la MDPH. Ce dernier doit inclure un formulaire, un projet de vie détaillé et des justificatifs médicaux récents. La CAF ou la MSA verse l’allocation après l’avis de la CDAPH. Les délais varient selon les départements.
Prestation de compensation du handicap (PCH)
La PCH est une aide personnalisée pour compenser les surcoûts liés au handicap. Elle finance des aménagements spécifiques pour les étudiants en situation de handicap, comme l’aide humaine ou les équipements techniques. Cette allocation est attribuée sans condition de ressources.
- Aide humaine : financement d’un accompagnant pour actes essentiels de la vie quotidienne ou emploi d’un aidant familial
- Aides techniques : prise en charge de matériel spécifique (plaque braille, ordinateur adapté, logiciels spécialisés)
- Aménagement du logement : financement de travaux pour adaptation résidentielle PMR (Personne à Mobilité Réduite)
- Aide spécifique : couverture de frais exceptionnels (transport adapté, déplacements spécifiques liés au handicap)
- Surcoût humain : intervention d’un interprète en langue des signes pour examens universitaires
Les étudiants doivent avoir un taux d’incapacité supérieur à 50 %. La demande se fait via la MDPH avec un projet de vie détaillé. Un entretien évalue les besoins spécifiques pour adapter l’aide à la situation réelle.
La PCH est cumulable avec d’autres aides. Elle complète l’AEEH avant 20 ans et l’AAH après. Le montant varie selon les dépenses réelles et les revenus du foyer de l’étudiant.
Bourse Handinamique
La Bourse Handinamique soutient les étudiants en situation de handicap dans leur parcours universitaire et professionnel. Proposée par la Fédération Handinamique, elle finance les surcoûts liés au handicap pendant les études supérieures. Cette aide est dédiée aux jeunes de 18 à 30 ans inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur.
Elle prend en charge les surcoûts matériels, liés à la vie quotidienne ou humains. Cela inclut le matériel adapté, les logements PMR, les transports spécifiques et l’interprétariat en langue des signes pour les examens. La bourse couvre aussi les frais médicaux non remboursés et les séances de thérapie sur prescription.
Le montant varie de 800 à 2 500 euros par an, versé en une ou deux fois. Elle est cumulable avec d’autres aides comme l’AAH, l’AEEH ou les bourses sur critères sociaux. La candidature s’effectue en ligne, avec un projet de vie et des justificatifs médicaux à l’appui.
Bourse Giveka
La bourse Giveka est une aide financière de 5 000 euros pour étudiants français ou suisses. Elle vise à soutenir ceux dont les études sont perturbées par un handicap, un accident ou une maladie. Cette aide cible les frais liés à l’éducation, pas les dépenses médicales.
Le montant unique de 5 000 euros est versé annuellement par le Crous. Cette aide est cumulable avec d’autres aides sociales étudiantes et renouvelable selon les besoins. Elle s’adresse aux étudiants de niveau licence à doctorat confrontés à des obstacles financiers liés à leur situation particulière.
Pour en bénéficier, déposez votre demande auprès du Crous avant le 30 novembre. Fournissez un certificat médical, vos justificatifs de revenus, un certificat de scolarité et une lettre motivée expliquant votre situation personnelle et vos besoins.
Bourses des fondations
Plusieurs fondations privées proposent des aides financières aux étudiants en situation de handicap. Ces bourses complètent les allocations sociales comme l’AAH ou l’AEEH. Elles visent à financer des études supérieures en couvrant les frais spécifiques liés au handicap.
Des organismes comme la Fondation Giveka, Handinamique ou la Fondation de France offrent des aides spécifiques. Certaines fondations ciblent des handicaps particuliers ou des filières universitaires précises. Le montant varie selon les dispositifs.
Pour trouver la bonne opportunité, consultez les annuaires de fondations et contacts locaux. Les services sociaux des Crous aident à identifier les aides pertinentes. Un dossier bien préparé augmente les chances d’obtenir un financement supplémentaire.
Les étudiants en situation de handicap peuvent accéder aux aides financières générales comme les bourses sur critères sociaux, l’aide au logement ou les aides d’urgence. Ces dispositifs s’ajoutent aux allocations spécifiques comme l’AAH ou l’AEEH pour couvrir les dépenses liées aux études et à la vie quotidienne.
- Bourses du Crous : échelons définis selon les ressources familiales, avec 4 points de charge supplémentaires pour les étudiants en situation de handicap ou aidants.
- Aides au logement : APL, ALS, ALF versées par la CAF, cumulables avec l’AAH.
- Aides d’urgence : fonds d’action sociale des Crous pour des besoins ponctuels.
- Aides à la mobilité internationale : complément Erasmus+ pour les frais liés au handicap.
Pour les bourses du Crous, les étudiants handicapés bénéficient de 4 points supplémentaires, facilitant l’éligibilité. Par exemple, un étudiant avec un revenu familial de 36 000 € devient boursier échelon 0bis grâce à ces points, obtenant 1 454 € annuels. Ces aides sont cumulables avec l’AAH ou la PCH. Pour en savoir plus sur les aides cumulables, consultez le site officiel de l’administration française.
La demande de bourse sur critères sociaux s’effectue via messervices.etudiant.gouv.fr avant le 31 décembre. Fournissez une attestation CDAPH pour justifier votre situation. Pour plus d’informations générales, consultez ce guide complet. Si vous avez des difficultés soudaines, les fonds d’urgence offrent un soutien temporaire.
Bourses pour étudiants ayant une incapacité permanente
Les bourses pour incapacité permanente aident les étudiants à financer leurs études. Elles proviennent de dispositifs spécifiques comme Handinamique ou Giveka, ou de programmes publics canadiens, ainsi que des aides de l’État. Ces aides ciblent les dépenses supplémentaires liées au handicap.
Les critères incluent un taux d’incapacité permanente reconnu (80% pour l’AAH). Le montant varie : 3 000 € pour Handinamique, 5 000 € pour Giveka. Les étudiants doivent justifier de leur situation via la MDPH ou un certificat médical.
Pour en bénéficier, déposez votre demande à l’établissement concerné. Fournissez les documents : un certificat médical, une attestation de scolarité et un projet détaillé. Pour les bourses canadiennes, contactez le service financier de votre université après validation d’invalidité permanente.
Saviez-vous que de nombreuses aides financières spécifiques existent pour les étudiants en situation de handicap ? Allocation adulte handicapé (AAH), Prestation de compensation du handicap (PCH), ou encore bourses spécifiques comme Handinamique, les possibilités sont nombreuses. Il suffit de constituer un dossier complet et de vérifier son éligibilité. Personne ne doit renoncer à ses études par manque de moyens : ces aides sont là pour vous permettre de vous concentrer pleinement sur votre réussite universitaire.
FAQ
Quels avantages de la rqth pour les étudiants ?
La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) offre des avantages significatifs pour l’insertion professionnelle des étudiants en situation de handicap. Elle facilite l’accès à des mesures d’emploi et de formation, comme l’obligation d’emploi pour les entreprises de plus de 20 salariés et l’accès à des formations en alternance sans limite d’âge.
De plus, la RQTH permet de compenser le handicap grâce à des aménagements du poste et du temps de travail, des aides humaines, et des conditions d’apprentissage favorables. Dans la fonction publique, elle facilite l’accès à des aménagements de concours et à des emplois contractuels spécifiques. Un accompagnement personnalisé par un conseiller Cap emploi est également disponible.
Quel service gère la vie étudiante handicap ?
Le Bureau Vie Étudiante & Handicap (BVEH) est le service principal qui gère la vie étudiante handicap. Il est essentiel de le contacter en amont de la rentrée universitaire pour connaître les dispositifs existants et les procédures de demande. Le BVEH vous informera et vous guidera dans vos démarches.
D’autres services et personnes peuvent également être impliqués, comme le Soutien aux personnes étudiantes en situation de handicap, des conseillers spécialisés, et un réseau de référents dans chaque composante de l’université. Ces acteurs vous accompagneront dans l’élaboration et la coordination de votre plan de services pour vos études, en veillant à la mise en œuvre des aménagements nécessaires.
Est-ce que la rqth donne droit à allocation ?
Non, la RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) ne donne pas directement droit à des aides financières. Son principal objectif est de faciliter l’insertion professionnelle ou le maintien dans l’emploi. Cependant, elle peut indirectement ouvrir l’accès à certaines aides.
La RQTH facilite l’aménagement des conditions de travail, le maintien dans l’emploi, l’accès prioritaire à des formations financées, et l’accès à des dispositifs spécifiques d’insertion vers l’emploi. Elle donne également droit à une bonification du compte personnel de formation (CPF) pour les salariés. Dans certains cas, l’attribution de l’AAH, de l’AEEH, de la PCH, ou d’un PPS vaut RQTH, sans qu’il soit nécessaire d’en faire la demande.
Pourquoi déclarer la rqth à la caf ?
Déclarer la RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) à la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) est important pour bénéficier d’informations et d’aides personnalisées en tant que personne handicapée. La CAF peut ainsi vous informer sur les allocations et les aides auxquelles vous pouvez prétendre, adaptées à votre situation.
Cette déclaration permet d’accéder à des mesures d’insertion professionnelle, d’obtenir des aménagements de poste ou de temps de travail, et de bénéficier d’une protection contre le licenciement. Elle peut aussi simplifier l’accès à la fonction publique. N’hésitez pas à contacter la CAF de votre département et à envoyer la notification de décision de la MDPH pour connaître les aides possibles.
Quel est le montant de l’aide rqth ?
L’aide liée à la Reconnaissance de la Lourdeur du Handicap (RLH) est destinée aux employeurs pour financer les surcoûts liés au handicap d’un salarié à son poste. Le montant de l’aide est déterminé selon une étude spécifique à chaque situation, mais il existe deux montants annuels possibles.
Ces montants correspondent à un taux “normal” ou “majoré” de lourdeur du handicap. Pour un temps plein, le taux normal est de 6 534,00 € par an et le taux majoré est de 13 008,60 € par an. L’aide est versée chaque trimestre et est accordée pour une durée de 3 ans, renouvelable. Consultez le guide de l’Agefiph pour plus de détails.

Curieuse de tout, Johanne a expérimenté plusieurs métiers avant de se consacrer à la rédaction de contenus digitaux. Passée par l’animation culturelle, la médiation scientifique et l’analyse de données, elle écrit aujourd’hui pour des structures en quête de sens, de lisibilité et de pertinence. À 32 ans, elle s’appuie sur une culture éclectique et un sens aigu de la narration pour traduire des concepts complexes en textes accessibles et vivants. Elle travaille en freelance, entre Paris et Nantes, avec des équipes qui partagent sa rigueur et son goût du mot juste.



