Faut-il dire “je me suis permis” ou “je me suis permise” ?

Vous vous êtes déjà demandé s’il fallait écrire “je me suis permis” ou “je me suis permise” ? Cette question d’orthographe divise bien des rédacteurs. Découvrez les règles d’accord du participe passé avec le verbe pronominal “se permettre”, illustrées par des exemples concrets et des astuces pour éviter les erreurs courantes.

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La règle d’accord du participe passé avec “permis”

Vous vous demandez si “je me suis permis” ou “je me suis permise” est la bonne forme à utiliser ? La confusion autour de l’accord du participe passé avec “permis” vient de la règle d’accord du participe passé avec l’auxiliaire “être” pour les verbes pronominaux. Pour comprendre les bases de l’accord du participe passé avec être et avoir, essentiel pour le cas spécifique de “je me suis permis/permise”, consultez cet article détaillé.

La règle d’accord du participe passé avec les verbes pronominaux dépend de la position du complément d’objet direct (COD) dans la phrase. Si le COD est placé avant le verbe, le participe s’accorde en genre et en nombre. Si le COD suit le verbe ou est absent, le participe reste invariable. La difficulté vient de l’identification du COD, surtout avec des pronoms comme “me”, “te”, “se”.

Comparaison des accords du participe passé « permis » selon la position du complément d’objet direct (COD)
Position du COD Accord du participe passé Exemples concrets
COD placé avant le verbe (pronom me/te/se/nous/vous) Accord en genre et en nombre avec le COD « Je me suis permise une pause » (COD = « pause », féminin singulier)
« Nous nous sommes permises une sortie » (COD = « sortie », féminin pluriel)
COD placé après le verbe (construction avec « de » + infinitif) Participe passé invariable « Je me suis permis de partir » (COD = action non exprimée)
« Elle s’est permis de critiquer » (COD implicite)
COD nom ou pronom placé avant Accord en genre et nombre avec le COD « La liberté que je me suis permise » (COD = « liberté », féminin singulier)
« Les écarts que je me suis permis » (COD = « écarts », masculin pluriel)
Aucun COD explicite Participe passé invariable « Il s’est permis de parler sans gêne »
« Ils se sont permis d’agir librement »

Identifier correctement le COD et sa position dans la phrase est important pour accorder “permis” de façon orthographique. Cela évite les erreurs fréquentes avec ce type de verbe.

Le verbe “se permettre” : analyse et particularités

Le verbe “se permettre” est un verbe pronominal du troisième groupe qui exprime l’idée de s’accorder une liberté, une audace ou une action particulière. Sa conjugaison suit les règles classiques des verbes pronominaux, mais son utilisation pose des problèmes d’accord du participe passé selon la construction de la phrase.

  • Utiliser “se permettre de + infinitif” avec “permis” invariable : le pronom réfléchi est un complément d’objet indirect (COI), donc le participe passé reste masculin singulier. Exemple : “Je me suis permis de vous contacter.”
  • Employer “se permettre + COD” avec accord possible : si le COD (ex : “une liberté”) est placé avant le verbe, “permis” s’accorde en genre et nombre. Exemple : “La liberté que je me suis permise”.
  • Construire “se permettre + COI + COD” avec “permis” invariable : le pronom réfléchi est COI, le COD suit l’infinitif. Exemple : “Elle s’est permis d’étonnantes remarques.”

Le verbe “se permettre” est occasionnellement pronominal. Contrairement aux verbes essentiellement pronominaux (comme “s’absenter” ou “s’évader”), il peut s’utiliser sans pronom. Pour déterminer si le pronom est COD ou COI, on remplace l’auxiliaire “être” par “avoir” et on pose la question “verbe + qui ?” ou “verbe + quoi ?”. Si le pronom répond à ces questions, c’est un COD, sinon c’est un COI.

Le fonctionnement des verbes pronominaux comme se permettre suit des règles similaires à celles décrites dans l’accord de “je me suis rendue compte”. Une étude détaillée des pronoms clitiques dans “Petits faits de langue 2019” éclaire les nuances de leur fonctionnement. Pour approfondir, consultez l’analyse de “je me permets” vs “je me permet”, une conjugaison étroitement liée à notre sujet.

Exemples pratiques d’accord avec “je me suis permis/permise”

Vous voulez voir concrètement comment s’applique la règle d’accord de permis ? Cette forme varie selon que le complément d’objet direct (COD) précède ou suit le verbe. Quand le COD suit permis, comme dans “Je me suis permis de vous contacter”, le participe reste invariable. Si le COD féminin le précède, comme dans “cette liberté que je me suis permise”, l’accord se fait en genre et en nombre.

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  • “Elles m’ont permis de participer” : le COD (de participer) suit permis, donc invariable. Pour approfondir cette règle d’accord, vous pouvez consulter cet article sur “elles m’ont permis” ou “elles m’ont permises.
  • “Les libertés que je me suis permises” : le COD féminin pluriel (libertés) précède permises, donc accord
  • “se” est COI, donc permis reste invariable
  • “La pause que je me suis permise” : le COD féminin singulier (pause) précède permise, donc accord
  • “Je me suis permis un petit écart” : le COD masculin singulier (écart) suit permis, donc invariable

Analysons maintenant les cas précis où permis reste invariable et ceux où il s’accorde au féminin. Dans “Je me suis permis de vous contacter”, le COD (de vous contacter) suit le verbe, donc pas d’accord. En revanche, dans “cette liberté que je me suis permise”, le COD féminin (liberté) précède le verbe, expliquant l’accord. Pour les constructions complexes, comme “Les erreurs que je me suis permises étaient évitables”, le COD féminin pluriel (erreurs) impose l’accord à permises. L’essentiel est d’identifier si le COD précède ou suit le verbe et son genre.

Astuces pour ne plus faire d’erreur d’accord avec “permis”

Préparez-vous à maîtriser les subtilités de l’orthographe avec “permis”. Pour identifier le complément d’objet direct (COD), posez la question “quoi ?” ou “qui ?” après le verbe. Si la réponse précède le verbe, l’accord s’impose. Exemple : “Les libertés que je me suis permises” (COD féminin pluriel). Pour les verbes pronominaux, consultez notre guide sur les erreurs d’accord avec les verbes pronominaux pour des explications supplémentaires. Retenez cette astuce : si le COD suit le verbe, “permis” reste invariable.

Comparaison des accords du participe passé « permis » selon la position du complément d’objet direct (COD)
Position du COD Accord du participe passé Exemples concrets
COD placé avant le verbe (pronom me/te/se/nous/vous) Accord en genre et en nombre avec le COD « Je me suis permise une pause » (COD = pause, féminin singulier)
« Nous nous sommes permises une sortie » (COD = sortie, féminin pluriel)
COD placé après le verbe (construction « se permettre de + infinitif ») Participe passé invariable « Je me suis permis de partir » (COD = action non exprimée)
« Elle s’est permis de critiquer » (COD implicite)
COD exprimé (nom ou pronom) placé avant Accord en genre et en nombre avec le COD « La liberté que je me suis permise » (COD = liberté, féminin singulier)
« Les écarts que je me suis permis » (COD = écarts, masculin pluriel)
Aucun COD exprimé Participe passé invariable « Il s’est permis de parler sans gêne »
« Ils se sont permis d’agir librement »

Les erreurs fréquentes avec “permis” proviennent souvent de la confusion entre complément d’objet direct et indirect. Si le pronom réfléchi répond à “quoi ?” ou “qui ?”, c’est un COD nécessitant l’accord. Dans “Je me suis permise une pause”, “me” est COD (quoi ? une pause). En revanche, dans “Je me suis permis de partir”, “me” est COI (à qui ? à moi). Pour développer des réflexes grammaticaux, entraînez-vous à reconnaître ces distinctions dans vos écrits. Adoptez la méthode suivante : remplacez “permettre” par un autre verbe de même construction pour vérifier l’accord. Ainsi, “Je me suis permis” équivaut à “Je me suis amusé”, où l’accord dépend du rôle du pronom.

Placez-vous dans la peau d’un rédacteur confiant : le participe “permis” ne s’accorde qu’en présence d’un COD féminin placé avant le verbe, reste invariable dans les autres cas. Prenez le temps d’identifier le rôle des pronoms dans votre phrase avant d’écrire. Maîtriser cette règle, c’est garantir une rédaction claire et percutante. Vos écrits en gagneront en justesse, et vous en gagnerez en assurance.

FAQ

Comment accorder “s’est” dans une phrase ?

L’accord de “s’est” dans une phrase dépend de la nature du verbe pronominal. Si le verbe est essentiellement pronominal, comme “s’absenter”, le participe passé s’accorde toujours avec le sujet. Par exemple : “Nos voisins se sont absentés”.

Pour les verbes occasionnellement pronominaux, l’accord dépend de la fonction du pronom “se”. Si “se” est COD, le participe passé s’accorde avec “se”. Sinon, il n’y a pas d’accord, sauf si un autre COD est placé avant le verbe, auquel cas l’accord se fait avec ce COD. Par exemple, “Elle s’est lavée” (COD) mais “Elle s’est lavé les mains” (pas de COD avant).

“Permis” s’accorde-t-il toujours avec l’auxiliaire être ?

Non, “permis” ne s’accorde pas toujours avec l’auxiliaire être. En général, les participes passés employés avec l’auxiliaire “être” s’accordent, mais “permettre” à la forme pronominale est un cas particulier. Si les pronoms compléments “me”, “te”, “se”, “nous” ou “vous” sont indirects, il n’y a pas d’accord. Par exemple : “Elle s’est permis d’étonnantes remarques.”

Cependant, si le complément d’objet direct (COD) est placé avant le verbe, l’accord devient nécessaire. Dans ce cas, le participe passé “permis” s’accorde en genre et en nombre avec le COD. Par exemple : “L’intervention qu’il s’est permise.”

Quelle est la différence entre “fait” et “faite” ?

La différence entre “fait” et “faite” réside dans l’accord du participe passé du verbe “faire”. Généralement, “fait” s’accorde en genre et en nombre avec le COD si celui-ci est placé avant le verbe. Cependant, “fait” reste invariable lorsqu’il est suivi d’un infinitif.

Ainsi, on écrit “Elle s’est fait gronder” (et non “faite gronder”). Lorsque “fait” n’est pas suivi d’un infinitif, il s’accorde normalement avec le COD placé avant le verbe, comme dans “Je retiens les leçons des erreurs que j’ai faites”.

“Prise” ou “pris” : comment choisir la bonne forme ?

Le choix entre “prise” et “pris” dépend de l’accord du participe passé, principalement avec les auxiliaires “être” et “avoir”, ainsi que dans les constructions pronominales. Avec l’auxiliaire “être”, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet. Par exemple, “La ville fut prise”.

Avec l’auxiliaire “avoir”, l’accord se fait avec le complément d’objet direct (COD) si celui-ci est placé avant le verbe. Par exemple, “Les photos qu’il a prises”. Si le COD est placé après le verbe, il n’y a pas d’accord : “J’ai pris des cerises”.

Johanne

Curieuse de tout, Johanne a expérimenté plusieurs métiers avant de se consacrer à la rédaction de contenus digitaux. Passée par l’animation culturelle, la médiation scientifique et l’analyse de données, elle écrit aujourd’hui pour des structures en quête de sens, de lisibilité et de pertinence. À 32 ans, elle s’appuie sur une culture éclectique et un sens aigu de la narration pour traduire des concepts complexes en textes accessibles et vivants. Elle travaille en freelance, entre Paris et Nantes, avec des équipes qui partagent sa rigueur et son goût du mot juste.

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